'You can't understand. Me, I want to exist, TO EXIST. i mean, you what are you but a rich girl with expensive life ? It's not exist, that'
Je l'ai regardé. Il est parti. Je suis rentrée. Point.
A la ligne. La vie est triste à Londres au mois de septembre, tout le monde organise des "réunion parties" pour retrouver tout les gens que tu ne veux surtout pas retrouver. Mais surtout pour savoir tout sur les vacances des autres et tenter de s'assurer (et par la même occasion d'assurer tout le monde) que l'on a passer les meilleures vacances du siècle. C'est la compétition de l'année, pire que le sacre des meilleurs cadeaux de Noël. Il faut avouer que cette année je n'étais pas l'adversaire du siècle, avec mes deux mois passer entre le Kenya et la Bulgarie. Des pays où le sable fin, s'il y en a, ne sent ni la pute ni les maillots de bain Chanel, c'est ça les parents bobo qui décident de t'envoyer en stage "va construire une école pour les enfants avec tes mains french manucurées et ton sac de luxe".
Mais le pire ça reste le mois d'octobre où tu dois reprendre ton train-train quotidien, recommencer à vivre la vie que tu t'étais promise d'abandonner. Mais une vie ne s'abandonne pas, on a toujours des vieux cartons qui traînent dans un coin. Pleins à ra-bords de choses sans intérêts, sans liens, sans vie, juste des images, des souvenirs qu'on idéalise avec le temps et qui nous empêchent de vivre le présent à fond, puisque de toute façon le passé est toujours un paradis perdu, et l'avenir un chantier complexe, encore plus difficile à mettre en place qu'une école primaire.
J'aurais pu vous dire ça. J'aurais pu vous raconter mes vacances aussi, vous donner mon avis tout relatif sur le dernier album des Babyshambles, ou sur l'hypothétique séparation des Strokes.
NON.
Hier j'ai redécouvert quelque chose de trés important. Les petits écoliers. Au hasard. En fouillant dans un placard à la recherche de quelque chose à me mettre sous la dent. Ces gâteaux, tout ces souvenirs aussi. A tenter de comprendre qu'elle est la meilleure façon de les manger : séparer la tablette du biscuit ? Croquer et avaler le tout ? Attendre que le chocolat fonde dans sa bouche ? Toutes les questions existentielles de mon enfance, quoi. J'ai pri la boîtes, c'était ceux à la noisettes, mes préférés. J'ai ressortis un vieux cd de Noir Désir plein de poussière. Toujours le même. L'album du ciel : 666.667 Club. La musique commence. Le cd est un peu rayé a cause du nombre d'écoute dans l'auto radio de la voiture, rouge. Un Petit Écolier à la main, je m'assois sur le canapé. Même plus le courage de feuilleter le nouveau Vogue posé sur la table, en même temps tout le monde s'en fout du vogue japonais, sauf ma mère qui se décide tout les mois à l'acheter "au cas où ...". Les Petits Écoliers disparaissent petit à petit de la boîtes. l'album tourne, tourne, tourne, tourne et s'arrête. Comme toujours. Les bonnes choses on une fin. Je jette l'emballage des Petit Écoliers à la poubelle, range le cd de Noir Désir tout en bas de la pile de cd que plus personne n'écoute depuis l'air du mp3, en pensant à prendre un verre de champagne la prochaine foi avec les gâteaux de mon enfance , mon père m'a toujours dit que cette alliance était délicieuse.