When It Started 3:36 The Strokes Is This It? 4 Alternative & Punk 14/06/2007 17:44

When It Started	3:36	The Strokes	Is This It?	4		Alternative & Punk	14/06/2007 17:44
'You can't understand. Me, I want to exist, TO EXIST. i mean, you what are you but a rich girl with expensive life ? It's not exist, that'
Je l'ai regardé. Il est parti. Je suis rentrée. Point.
A la ligne. La vie est triste à Londres au mois de septembre, tout le monde organise des "réunion parties" pour retrouver tout les gens que tu ne veux surtout pas retrouver. Mais surtout pour savoir tout sur les vacances des autres et tenter de s'assurer (et par la même occasion d'assurer tout le monde) que l'on a passer les meilleures vacances du siècle. C'est la compétition de l'année, pire que le sacre des meilleurs cadeaux de Noël. Il faut avouer que cette année je n'étais pas l'adversaire du siècle, avec mes deux mois passer entre le Kenya et la Bulgarie. Des pays où le sable fin, s'il y en a, ne sent ni la pute ni les maillots de bain Chanel, c'est ça les parents bobo qui décident de t'envoyer en stage "va construire une école pour les enfants avec tes mains french manucurées et ton sac de luxe".
Mais le pire ça reste le mois d'octobre où tu dois reprendre ton train-train quotidien, recommencer à vivre la vie que tu t'étais promise d'abandonner. Mais une vie ne s'abandonne pas, on a toujours des vieux cartons qui traînent dans un coin. Pleins à ra-bords de choses sans intérêts, sans liens, sans vie, juste des images, des souvenirs qu'on idéalise avec le temps et qui nous empêchent de vivre le présent à fond, puisque de toute façon le passé est toujours un paradis perdu, et l'avenir un chantier complexe, encore plus difficile à mettre en place qu'une école primaire.

J'aurais pu vous dire ça. J'aurais pu vous raconter mes vacances aussi, vous donner mon avis tout relatif sur le dernier album des Babyshambles, ou sur l'hypothétique séparation des Strokes.
NON.

Hier j'ai redécouvert quelque chose de trés important. Les petits écoliers. Au hasard. En fouillant dans un placard à la recherche de quelque chose à me mettre sous la dent. Ces gâteaux, tout ces souvenirs aussi. A tenter de comprendre qu'elle est la meilleure façon de les manger : séparer la tablette du biscuit ? Croquer et avaler le tout ? Attendre que le chocolat fonde dans sa bouche ? Toutes les questions existentielles de mon enfance, quoi. J'ai pri la boîtes, c'était ceux à la noisettes, mes préférés. J'ai ressortis un vieux cd de Noir Désir plein de poussière. Toujours le même. L'album du ciel : 666.667 Club. La musique commence. Le cd est un peu rayé a cause du nombre d'écoute dans l'auto radio de la voiture, rouge. Un Petit Écolier à la main, je m'assois sur le canapé. Même plus le courage de feuilleter le nouveau Vogue posé sur la table, en même temps tout le monde s'en fout du vogue japonais, sauf ma mère qui se décide tout les mois à l'acheter "au cas où ...". Les Petits Écoliers disparaissent petit à petit de la boîtes. l'album tourne, tourne, tourne, tourne et s'arrête. Comme toujours. Les bonnes choses on une fin. Je jette l'emballage des Petit Écoliers à la poubelle, range le cd de Noir Désir tout en bas de la pile de cd que plus personne n'écoute depuis l'air du mp3, en pensant à prendre un verre de champagne la prochaine foi avec les gâteaux de mon enfance , mon père m'a toujours dit que cette alliance était délicieuse.

# Posté le dimanche 09 septembre 2007 14:21

Modifié le samedi 13 octobre 2007 18:13

The End Has No End 3:07 The Strokes Room On Fire 6 Alternative & Punk 30/04/2007 16:37

The End Has No End	3:07	The Strokes	Room On Fire	6	Alternative & Punk		30/04/2007 16:37
On a claqué la porte derrière nous. On a courut un peu dans la rue, sous la pluie. On avait peut être l'air idiot tous les cinq à courir dans la rue comme ça en rigolant. On s'en foutait. On était libre. On avait claqué la porte, on s'était enfuis. La lune était jolie ce soir là. On la voyait mal, à cause des nuages, mais elle était là et elle brillait. C'était beau. Beau de voir son éclat dans les flaques d'eau. On a pris le métro. On avait l'air bête à rigoler en face d'un groupe de prostitués et de deux hommes en costumes. Ils nous regardaient tous de hauts. C'est vrai, on avait l'air con. Vraiment. A chanter Carry on up the morning faux. Mais nous on aime cette chanson. Une des plus belle que ce drogué/connard qui trompe sa copine et qui la largue ensuite/tatoué/sale/clochard n'ai jamais composé. Et chanté.

In the morning where does the pain go?
Same place
as the fame goes, to your head
And
it's not easy, getting it out your head
It's too ea
sy, getting out your head


On sort
de la station. Des néons de pubs nous entourent. C'est l'heure de la fin des spectacles. Les gens se pressent autour de nous pour rentrer chez eux ou aller boire un coup. Nous, on s'assoit. Tout d'un coup, tout ça n'a plus de sens. La fatigue nous prend. Mark s'en va. Il a repéré une veille connaissance amatrice de courses de chevaux pas très loin. Je me frotte les yeux. Mon mascara a coulé à cause de la pluie.

And tell me now, could not explain, no

Put it
in a song instead

But it's not eas
y, getting outta bed
And it's not e
asy, that's what I said
I know you u
sed to be into me
Now you've got it
in for me


On a même plus envie de
parler, on termine nos bières et on quitte le pub où on s'était installé. Eliz propose de faire un tour dans le quartier avant de rentrer. On accepte, on marche un peu. Rose se plaint de douleurs aux pieds. C'est nul les compensés en métal pour marcher. On assoit sur un banc. C'est tellement ridicule. On le sait bien sûre. Mais c'est pas grave. Il vaut toujours mieux être dehors que chez soi un samedi soir.

Now in the morning where does all the pain go?
S
ame place the fame goes, straight to your head
And it's not easy, ge
t it out your head
And it's not eas
y, getting them out your bed


On a
pris un taxi. La ville défile derrière les vitres. C'est beau une ville la nuit. Avec toutes ces lumières, tous ces noirs, aussi. On ne dit plus rien du tout. Je paie le chauffeur de taxi. On sort. Devant la porte de la maison de Rose. On est plus que trois. Luke propose de terminer la soirée chez lui. J'ai faillit accepter à la pensée d'un canapé, d'un paquet de chips et de son nouveau lecteur vinyle. Mais non. Les samedi soir, c'est pas des dimanches soirs, on est censé faire la fête.

Ah in the morning where did the pain go?
Sam
e place the fame goes, straight to your head

Wasn't eas
y, don't you think about what they said
The way th
ey tease me
Those no
tes about you said
They said, "You
two were meant to be"
And so it was
meant to be


Al
ors on y retourne. A la fête qu'on avait fuie plutôt dans la soirée. On retrouve l'alcool, nos camarades de classes, la musique techno insupportable. Un mauvais David Guetta est aux platines ce soir. Et ça fait peur. Mais on est samedi et on est censé faire la fête. Alors on boit.

And I know where to find you my love
I
n the same old flat by the river
Th
e only way in was through the window


On boit
trop. Beaucoup trop. On commence à trouver la musique moins désagréable. On rigole avec des connes à propos de la dernière collection Chanel cruise. On danse. On oublie un peu tout ce qui nous entoure. La drogue circule. J'ai peur en voyant un mec s'approcher de moi avec une seringue. J'aime pas ça. Pas ça du tout même. Je demande à Luke s'il veut bien partir, il refuse, il est déjà raide.


No it's not easy, getting outta bed
'N it's not easy, ge
tting it out your head
No it's not e
asy, getting outta bed
Oh it's too e
asy, getting out your head


Alors
je boit. Je boit pour oublier. Pour m'aveugler. Pour dérégler ma morale.

# Posté le mercredi 04 juillet 2007 12:56

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 17:43

My Generation (Live) 3:16 Patti Smith Horses 17 Alternative & Punk 07/05/2007 07:46

My Generation (Live)	3:16	Patti Smith	Horses	17	Alternative & Punk		07/05/2007 07:46
Je descend sur le quai, je suis un peu perdue. Tout le monde se hâte autour de moi. Je le cherche des yeux, je prie un Dieu inexistant qu'il soit quelque part dans cette gare à m'attendre. Je sors de la gare, déçue. Il est là. Juste devant moi et pourtant je n'arrive pas à être heureuse de le voir malgré son sourire. Il m'embrasse, je reconnaît son odeur : mélange à la fois écoeurant et sublime du parfum du cuir, de la cigarette et de l'eau de cologne. On monte dans un taxi. 'Alors, Glastonbury ?' me dit-il avec un sourire. Je me rappelle qu'on s'était promis d'y aller tout les deux. J'évite son regard. 'Boueux'. 'Pourquoi tu m'a appelé si tu veux pas me voir ?' 'Je sais pas.' Il rit mais pas d'un rire agréable, il est amer, froid. Je regarde par la fenêtre du taxi, le Louvres défile sous mes yeux, je suis en terrain familier, j'aime ça. Même sous la grisaille Paris est la plus belle ville du monde. Le taxi s'arrête devant les grilles du Palais Royal. Des enfants jouent dans les bacs à sables, des japonaises se dirigent d'un pas assuré vers la boutique Marc Jacobs, des amoureux s'embrassent dans les jardins, des adolescentes se prennent en photo à côté des grosses boules en métal. Et nous on rit. On rit de se retrouver tout les deux dans notre palais. On se met à courir vers les colonnes noires et blanches, on sautent de l'une à l'autre, comme des gamins, comme nous gamins. Il me prend dans ses bras. Je ris pour rien ou plutôt pour tout. Il m'offre une glace : pistache-framboise comme d'habitude, deux parfums qui se marrient si mal mais qui sont si beaux l'un à côté de l'autre. Un peu comme nous, quoi. 'Tu l'a appelé ?' 'Oui.' 'Elle va ...' 'Non.' On marche au hasard dans les rues désertes de Paris. Il me propose de rester pour la nuit, 'Lou fait une fête, tu devrais venir il y aura tout le monde'. Je lui souris. 'C'est non, donc. Pourquoi, je croyais que tu supportait plus Londres et ses habitants ?' 'Je le croyais aussi ...' 'Un jour Clara tu devrais choisir le chemin de la simplicité.' Il a raison. Je le sais. Je l'ai toujours su j'aime me compliquer la vie pour pouvoir ensuite me plaindre que ma vie est compliquée. Je m'assoit sur un banc. Il se penche vers moi. Me regarde fixement. Une larme coule sur sa joue. C'est joli un garçon qui pleure. Il me prend la main. 'Allez viens je te ramène chez toi.' On s'en va, tout les deux, comme avant. Comme toujours.

Blood Tears Sweat EIGHT LEGS
I Don't Give a Shit COCOON
Turn Back Around THE TELLERS
Gotta Get A Hold Of Myself THE ZOMBIES
Besoin de Rien THE HELLBOYS




# Posté le mardi 26 juin 2007 09:53

Modifié le mardi 26 juin 2007 10:15

Sweet Adeline 3:15 Elliott Smith XO 1 Acoustique 28/05/2007 16:09

Sweet Adeline	3:15	Elliott Smith	XO	1	Acoustique		28/05/2007 16:09
J'erre. Tout paraît plus grand. Je cours un peu, juste pour me croire dans un film. Je suis sans doute un peu ivre. Un peu trop. Je me perd dans ma propre maison. J'ai l'impression d'être ailleurs, ailleurs que dans cette demeure aux murs trop blancs. Je sors. Il est tard. Ou tôt. Tout est une question de point de vue. J'ai froid. Les marches du perrons glissent un peu. Le contact de la froideur de la pierre a un effet anesthésiant sur moi. Je m'assois. Là, devant chez moi. Pieds nus. En chemise de nuit. Je regarde. Rien. Rien, il n'y a rien à voir. Et pourtant je ne peux détacher mes yeux de cette rue, si calme, si belle, si riche, si banale aussi. J'ai l'impression d'être de trop dans ce paysage parfait. D'être une tache. Ca me fait rire. L'alcool me fait rire. La tristesse aussi. Je me dis que si j'arrive a tenir jusqu'au matin, ça serais marrant. Marrant de voir toutes les bourgeoises du quartier tenter de pas me remarquer assise sur les marches de mon perron. Surtout ne pas voir ce qu'on ne veux pas voir. Tel pourrait être la devise des anglais. Je pourrais aussi sourire aux éboueurs, il y en un que j'aime bien. Il chante toujours les Beatles quand il ramasse nos ordures, alors quand je suis levée à l'heure de son passage je met toujours Help ! Je l'entend rire parfois. J'aime bien. Mais il fait vraiment froid. Je tremble un peu. Une voiture passe. Umbrella. La porte est restée entrouverte. J'entends des pas qui se dirigent vers le hall d'entrée. Je sais que ce n'est pas ma mère. J'ai un peu peur. Peur de voir sa tête par l'entrebâillement de la porte. De voir son sourire. De voir son bonheur se confronter à ma tristesse. Mais ce n'est que Mark. 'What the fuck are you doing ?' . 'Nothing'. Sa chemise est déchirée. Et son mascara a coulé. Il est sans doute beau comme ça. Il s'assoit. Sort une clope. Et me sourit. J'éclate de rire.

UFFIE Untitled
SYD MATTERS To All Of You
LITTL'ANS FEAT PETER DOHERTY Their Way
AIR Mer Du Japon
SEAN LENNON Parachute

# Posté le jeudi 14 juin 2007 12:43

Modifié le mardi 19 juin 2007 14:20